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La Motivation dans le Sport: Comment ça marche?

Publié par Anthony Fort dans la Tête le

Le succès sportif repose sur la croyance que tu as en ta capacité à réaliser une épreuve et ta volonté d’y parvenir. A mes yeux, ces 2 éléments font partis des 4 piliers de la préparation mentale notamment pour le sport et ils s’appellent: la confiance en soi et la motivation.

Dans ce billet, je te propose de découvrir en profondeur le fonctionnement de la motivation dans le sport. Pour moi, elle repose sur 2 théories essentielles à sa compréhension. Dans un premier temps, tu vas découvrir la théorie des buts d’accomplissements de Nicholls (1984, 1989). Cette théorie met en relation l’orientation de la motivation, l’implication et le climat motivationnel. Dans un second temps, tu verras la théorie intégrée de la motivation dans le sport de Vallerand et Losier (1999).

La théorie des buts d’accomplissements de Nicholls

Elle s’inscrit à la suite de la théorie de l’auto-efficacité parce qu’elle se structure sur le développement de l’individu. Dans les paragraphes qui suivent, je t’invite à découvrir l’orientation motivationelle et son développement. Puis, nous tu découvres l’implication motivationelle et le climat motivationnel. Enfin je te présente une combinaison efficace orientation/climat et je décris une stratégie pour développer un climat motivationnel au top.

L’orientation motivationnelle

  • Orientation vers la tâche

Si tu es un sportif qui pense que le succès est le fruit de l’effort et de la maîtrise, c’est que tu orientes ta motivation vers la tâche. Tu ressens un sentiment de satisfaction lorsque tu constates une amélioration due à des efforts. Et aussi, lorsque tu maîtrises une habileté. Tu cherches à développer ta compétence en faisant des sacrifices utiles. Puis, tu tends à être meilleur sur le plan personnel. C’est cette orientation qui te permet de vivre une plus grande satisfaction et de ressentir du plaisir.

  • Orientation vers l’ego

Si tu crois que ta performance dépend de sa comparaison à celle d’un autre, tu t’orientes vers l’ego. Pour toi, le plus important est la victoire. Tu considères que ton habileté est grande si ton succès ne t’a pas demandé beaucoup d’efforts. Par conséquent, si tu perçois ton habileté comme étant faible, tu ne t’engageras certainement pas dans un processus de progression. Différentes études ont montré que les athlètes orientés vers l’ego veulent battre leur adversaire afin d’améliorer leur statut social. (Carpenter & Yates, 1997; Fry & Duda, 1997; William, 1998)

A cette étape, tu peux penser qu’il est préférable de s’orienter vers la tâche plutôt que vers l’ego. Cependant, c’est ton habileté perçue qui favorise ton orientation vers l’un, l’autre… mais aussi les 2.

Et oui! En plus, elles sont indépendantes. Si tu te perçois avec une habileté élevée, tu peux combiner une orientation vers la tâche et orientation vers l’ego.

L’orientation motivationnelle se développe selon ton expérience durant l’enfance et devient ensuite un trait de ta personnalité.

Le développement de l’orientation motivationnelle

Lorsque tu es enfant, ta motivation dans ton sport est naturellement orientée vers la tâche. Tu es conscient de ton amélioration lorsque tu fais mieux que la fois précédente. Ce sont les efforts fournis qui rendent compte que tu es devenu habile et compétent.

C’est seulement à partir de 6 ans que tu commences à te comparer aux autres et découvrir l’ego. Il s’agit maintenant de faire mieux que les autres pour constater une amélioration de l’habileté et de la compétence.

A partir de 12 ans et en fonction des expériences vécues, tu choisis une orientation motivationnelle. De plus, tu fais plus facilement la différence entre habileté, effort, compétence et résultat.

L’implication motivationnelle

Dans une situation précise, on parle d’un état psychologique spécifique à un moment donné. Lorsqu’on traite la motivation, on appelle cela l’implication.

Les caractéristiques d’une implication orientée vers l’ego ou vers la tâche sont les mêmes que celles de l’orientation. Cependant, elles sont cette fois en relation avec la spécificité d’une situation à un moment précis.

Lorsque tu es impliqué dans la tâche ou dans la maîtrise, tu travailles pour tenter de maîtriser une tâche.

Pour l’implication dans la compétition ou dans l’ego, tu veux être le meilleur dans la situation et ta compétence passe par la victoire.

De ce fait, si tu es conscient que la situation intègre une évaluation sociale, tu t’impliques vers l’ego et ton anxiété augmente. Dans une situation avec peu de comparaison, tu es impliqué vers la tâche et tu ne ressens pas d’anxiété.

Le climat motivationnel

La théorie des buts d’accomplissement prend également en compte l’environnement dans lequel tu te situes. Le climat motivationnel s’appuie sur les 2 mêmes éléments: Le climat de maîtrise et le climat de compétition. Chacun influençant grandement ton orientation et ton implication.

  • Le climat de maîtrise

Il s’installe lorsque, ton entraîneur et tes partenaires, vous vous félicitez lorsque vous vous entraînez durement et faites des progrès ensemble. Et aussi, lorsque vous considérez les points de vue de chacun et coopérez dans le but d’améliorer vos apprentissages.

  • Le climat de compétition

Il s’installe lorsque tes partenaires d’entrainement et toi, pensez que seuls les meilleurs seront mis en avant. Tu imagines aussi que tes erreurs et tes échecs vont être réprimés. Et souvent, c’est l’entraîneur qui entretient ce climat de compétition au sein même de l’équipe. Ce climat est parfois appelé “climat de performance”.

Amos (1992) a montré que le climat de compétition était très mal vécu par des jeunes qui ont une faible habileté, créant de véritables dégâts physiques et émotionnelles. Cependant, un retour au climat de maîtrise permet de retrouver des effets positifs. Chez les confirmés, les 2 climats permettent d’avoir des résultats favorables à l’apprentissage et la performance.

Schéma représentant 2 cercles superposés, l'un représantant l"orientation motivationnelle étant plu petit que l'autre qui représente le climat motivationnel. Une flèche montre l'influence du climat vers l'orientation motivationnnelle du sportif.
Schéma inspiré de la théorie des buts d’accomplissements de Nicholls

Orientation et Climat: Quelle est la meilleure mayonnaise?

Tu peux retenir qu’une orientation vers la tâche élevée, puis vers l’ego (qu’elle soit faible ou élevée) dans un climat de maîtrise élevé serait le mélange idéal. Tu pourras atteindre de meilleurs résultats, un plus grande satisfaction de l’effort fourni et un plus grand sentiment de plaisir.

Le pire scénario se déroule lorsque les 2 orientations motivationnelles sont faibles dans un cadre de compétition. L’inactivité pourrait en être le script.

Cependant, aucune étude n’a confirmé la combinaison parfaite entre l’orientation et le climat motivationnel qui marcherait à tous les coups.

Un outil pour maîtriser le climat motivationnel: TARGET

Cette méthode prétend instaurer un environnement favorable au développement de la motivation intrinsèque dans ton sport et de la confiance en soi. A travers l’infographie qui suit, je te propose des directives inspirées des travaux d’Epstein (1989). Elles se composent de 6 étapes: TARGET

Infographie, représentant les 6 étapes Target poutr maîtriser le climat motivationnel
Infographie de la Stratégie TARGET
pour contrôler le climat motivationnel

La théorie intégrée de la motivation dans le sport

Je tiens à t’expliquer cette théorie de Vallerand & Losier (1999) car elle me permet de mettre en relation la motivation, la confiance en soi et les buts d’accomplissement (vus au chapitre précédent) notamment grâce à la notion d’autodétermination.

L’autodétermination fait référence à un individu autonome et auto-controlé, qui agit pour lui-même en faisant ses propres choix.

A continuation, tu vas comprendre comment les facteurs sociaux et psychologiques influencent la motivation. Puis tu vas voir ou revoir les différents versants de la motivation et enfin leur conséquence.

Les facteurs sociaux ou situationnels

Dans le domaine du Sport, les situations de match ou d’entrainement sont orientées vers l’opposition ou vers la collaboration.

  • Si tu prends l’exemple du judo, tu peux travailler de manière coopérative avec ton partenaire dans le travail d’Uchi Komi, de Nage Komi, … (ce sont des exercices de répétitions qui permettent d’améliorer des habiletés). Et tu peux aussi travailler dans l’affrontement (plus ou moins mesurée) dans différentes séquences de combat.

Cependant, l’orientation vers la compétition peut diminuer la perception de compétence. Alors que la collaboration avec tes partenaires t’aident à focaliser ton attention sur ta réalisation. Ce qui correspond à une orientation vers la maîtrise comme tu l’as vu avec la théorie des buts d’accomplissements. D’ailleurs, tu peux t’apercevoir que la théorie de Nicholls vu plus haut, entre parfaitement dans la théorie intégrée de Vallerand. A noter que les situations d’accomplissement influencent aussi ton autonomie et ton sentiment de faire parti de ton groupe de partenaires.

De même, comme tu l’as découvert dans la théorie de l’auto-efficacité de Bandura, le succès et l’échec, agissent sur ton sentiment de compétence et d’efficacité pour réaliser une tâche. En plus, ils influencent également ta perception de capacité à exécuter une tâche ou progresser de manière autonome. Enfin, le résultat fait aussi varier ta perception d’appartenance à ton groupe d’entraînement.

Et c’est la même chose pour l’attitude de l’entraîneur. Il peut changer la perception de compétence, d’autonomie et d’appartenance à un groupe en fonction de son style de communication.

Donc principalement, ce sont les situations d’accomplissements, leur résultat et l’attitude de l’entraîneur qui influencent tes facteurs psychologiques.

Les facteurs psychologiques

Ils sont également appelés des “catalyseurs“. Il sont tes instruments de la perception de ta compétence, de ton autonomie et de ton appartenance sociale. La théorie de l’autodétermination les considère comme les besoins élémentaires. S’ils venaient à manquer de satisfaction, ils entraîneraient au minimum une baisse de motivation sinon des mauvaises performances (Deci et al., 1991). Donc, il t’appartient de les satisfaire car ils caractérisent ta motivation.

  • La compétence

C’est ta capacité à accomplir une tâche. La compétence est au centre du système des plus importantes théories de la confiance en soi et de la motivation. Cependant elle est réellement effective lorsqu’elle est accompagnée de l’autonomie.

  • L’autonomie

C’est ta capacité à te prendre en main et te sentir à l’origine de ton comportement. Pour rejoindre la théorie de l’autodétermination, le cocktail compétence/autonomie est une base solide pour la motivation intrinsèque. Sans autonomie, tu te sentiras comme un robot ou un pion.

  • L’appartenance sociale

C’est le sentiment d’appartenir à un groupe. Tu ressens le plaisir de pratiquer plus intensément lorsque tu le partages avec des personnes (coéquipiers, entraîneurs et l’entourage sportif).

Les facteurs psychologiques que tu perçois dépendent de ton vécu par rapport au succès et l’échec, la compétition et la coopération, et enfin au comportement de ton entraîneur. Par conséquent, le climat motivationnel qui tourne autour de ta performance sportive est déterminant pour le développement de ta motivation.

La motivation dans le Sport

Découvre présentement les différents types de motivation dans le sport. La théorie intégrée de Vallerand les classe sur un continuum de la plus externalisée à la plus autodéterminé. D’abord, tu vas retrouver 4 niveau de régulation de la motivation extrinsèque puis la motivation totalement internalisée, la motivation intrinsèque.

La motivation extrinsèque

  • La régulation externe est une motivation que tu as probablement vécu, sous les termes “la carotte ou le baton”. C’est lorsque tu réalises une tâche pour obtenir une récompense ou éviter une sanction. Elle est la moins autodéterminée.
  • Malgré quel soit encore de type extrinsèque, la régulation introjectée est légèrement plus internalisée. Elle correspond à ta réalisation d’une tâche parce que ton entraîneur te l’a dit. Tu acceptes de faire l’exercice sans tout à fait avoir assimiler son intérêt.
  • La suivante est encore plus internalisée. C’est lorsque tu t’engages dans une activité qui a un intérêt seulement pour la réalisation d’une autre tâche. Par exemple, peut-être qu’au départ, tu n’éprouves aucune motivation pour les exercices cardio-vasculaires comme le vélo. Cependant, tu le pratiques pour améliorer ta condition physique dans ton sport de prédilection. Dans ce cas, tu as une motivation extrinsèque à régulation identifiée dans la pratique du vélo.
  • Le dernier degré d’internalisation doit être le but de ton entraîneur lorsqu’il établit avec toi des objectifs. Il s’agit de la régulation intégrée de la motivation extrinsèque. C’est celle qui s’exprime lorsque tu as totalement assimilé de manière interne la réalisation d’une tâche. A tel point que tu te l’ai approprié et tu peux la contrôler. Cette forme de régulation se transforme en motivation intrinsèque.

La motivation intrinsèque

Elle est la forme la plus autodéterminée, simplement parce qu’elle vient de toi-même. Elle s’oriente généralement vers 3 dimensions:

  • la volonté d’avoir plus de connaissance dans un domaine
  • le désir de maîtriser une tâche et sentir le plaisir d’y arriver
  • et enfin ressentir physiquement la sensation d’un mouvement.

Les conséquences

Dans la même étude, les auteurs ont déterminé que des niveaux élevés de motivation intrinsèque et extrinsèque internalisée créaient des effets positifs. D’abord, ils produisent des émotions positives ce qui entraînent des comportements positifs et renforcent ton autodétermination. Tu fais preuve de plus de patience tout en continuant à travailler dur pour accroître ta compétence. Et enfin, tu ferai preuve d’un meilleur d’état d’esprit en rapport avec ta discipline sportive.

Infographie représentant les étapes de la théorie intégrée de la motivation dans le sport

Conclusion

Pour conclure, la théorie de buts d’accomplissements te permet de t’orienter consciemment vers la tâche ou vers l’ego selon ta compétence perçue. Tu prendras aussi en considération ton environnement parce que ton orientation est influencé par le climat motivationnel. Des mesures peuvent être apportées pour permettre un climat favorable à la motivation intrinsèque. Cette dernière étant mis en avant dans la théorie intégrée de la motivation dans le sport. Elle représente la plus internalisé des motivations. Les autres types de motivation étant régulées, font parti de la motivation extrinsèque.

Alors à toi de prendre en considération les éléments présentés pour construire tes objectifs ou encore les transmettre aux sportifs que tu suis.

Voilà, j’espère t’avoir fait découvrir des informations importantes pour comprendre le fonctionnement de la motivation dans le sport.

Si l’article t’a plût, pense à partager, liker ou commenter …. à toi de choisir.

Et biensûr, au besoin n’hésites pas à me contacter, je me ferai un plaisir de répondre à tes questions.

Bibliographie

Amos, C. (1992). Achievement goals, motivational climat, and motivational processes. In G. C. Roberts (Ed.), Motivation in sport ans exercise. Champaign, IL: Human Kinetics.

Carpenter, P. J., & Yates, B. (1997) Relationship between achievement goals and the perceived purposes of soccer for semiprofessional and amateur players. Journal of Sport & Exercise Psychology, 19, 302-311

Cox, R. H. (2005). Psychologie du Sport. Bruxelles : Editions DeBoeck Université

Epstein (1989). Family structures and student motivation: A developmental perspective. In C. Ames & R. Ames (Eds.), Research on motivation in education: Student motivation (Vol. III, p.259-295). New York: Academy Press.

Fry, M.D. & Duda, J.L. (1997). A developmental examination of children’s understanding of effort and hability in the physical and academic domains. Research Quarterly for Exercise and Sport, 68, 331-444.

Nicholls, J. G. (1984). Conceptions of hability and achievement motivation. In R. Ames & C. Ames (Eds.), Research on motivation in education: Student motivation (Vol. I). New York: Academy Press.

Nicholls, J. G. (1989). The competitive ethos and democratic education. Cambridge, MA: Harvard University Press.

Vallerand, R.J. & Losier, G.F. (1999). An integrative analysis of intrinsic and extrinsic motivation in sport. Journal of Applied Sport Psychology, 11, 142-169

Williams, L. (1998). Contextual influences and goal perspectives among female youth sport participants. Research Quarterly for Exercise and Sport, 69, 47-57

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6 commentaires

gaelloric · 26 mai 2020 à 16 h 32 min

Article très clair, intéressant et documenté ! Je partage ton analyse sur le mix idéal : « une orientation vers la tâche élevée, puis vers l’ego (qu’elle soit faible ou élevée) dans un climat de maîtrise élevée « qui permet « d’atteindre de meilleurs résultats, une plus grande satisfaction de l’effort fourni et un plus grand sentiment de plaisir ».
Cela me rappelle la méthode Target, dans laquelle la motivation dépend entre autres de buts bien définis, inter-reliés à court terme, moyen terme et long terme, et qui mixent objectifs de maîtrise (ce qui correspond en somme à une orientation vers la tâche) et objectifs de performance ( = orientation vers l’égo). Les premiers dépendent de nous, tandis que les seconds dépendent des autres : ils sont potentiellement moins faciles à atteindre, mais nous poussent aussi à nous améliorer !

    Anthony Fort dans la Tête · 26 mai 2020 à 16 h 53 min

    Bonjour Gaelloric,
    En effet, tu évoques parfaitement le lien entre la motivation et la fixation d’objectifs dont je reprends les éléments importants dans une série d’articles, le premier traitant des différents types d’objectifs. Tu peux les retrouver à partir de ce lien: https://fortdanslatete.com/comment-preparer-des-objectifs-efficacement-1/
    Et en effet les travaux de Christian Target sont également construits autour de ces éléments. Cependant, attention à ne pas confondre objectifs de performance et objectifs de résultat. Merci pour ce commentaire, à bientôt.

      gaelloric · 26 mai 2020 à 18 h 09 min

      Merci, je vais aller regarder cela 🙂
      Je parlais effectivement bien d’objectif de résultat, j’ai écrit trop vite merci pour la précision !

        Anthony Fort dans la Tête · 26 mai 2020 à 18 h 22 min

        Un plaisir Gaël, bonne lecture. 🙂

Laura · 28 mai 2020 à 7 h 37 min

Article de vulgarisation pertinent, solide et bien documenté. Merci Anthony pour ce texte!

    Anthony Fort dans la Tête · 28 mai 2020 à 13 h 58 min

    Merci à toi Laura pour ces mots encourageants.

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