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La confiance en soi : Comment ça marche ?

Publié par Anthony Fort dans la Tête le

Comme je décris dans l’article sur les 4 habiletés mentales pour la performance, la confiance en soi est l’un des piliers de la réussite sportive. Il est temps de s’y attaquer et de comprendre son fonctionnement.

On va tout de suite distinguer d’une part la confiance en soi “globale” ou “générale”, qui fait référence à un trait de personnalité. Celle-ci est plutôt durable dans le temps et elle amène l’individu à se lancer facilement dans des expériences totalement nouvelles.

Et d’autre part, on a la confiance en soi spécifique, celle qui correspond à un état de la personnalité à un moment et une situation donné.

Dans cet article, nous allons principalement traiter la confiance en soi spécifique. Cela dit, des situations répétées peuvent générer une modification du trait de personnalité et agir sur la confiance en soi globale.

Voyons maintenant 2 théories des plus convaincantes en la matière: La théorie de l’auto-efficacité et le modèle multidimensionnel de la confiance en sport.

La théorie de l’Auto-efficacité de Bandura (1997)

L’auto-efficacité fait allusion à la gestion de soi et la maîtrise de soi. Elle est défini par les sentiments positifs sur ses propres capacités à élaborer et mettre en place des stratégies pour réaliser une performance. Elle se caractérise par la volonté d’être à l’origine de la stratégie (qu’elle soit technico-tactique, physique, mentale) et par la prise de conscience de l’importance de nos actions.

Cette théorie développe l’idée que l’auto-efficacité à l’origine de la performance repose sur 4 facteurs :

  • Le succès, qui correspond une exécution réussie.
  • L’expérience acquise grâce à l’apprentissage par observation-modélisation. Entend par là que le sujet observe un geste effectué par un modèle, et qu’il le réalise à son tour avec les conseils de l’expert.
  • Le discours positif, formulé par l’environnement social.
  • Puis l’éveil émotionnel, qui influence l’attention et par conséquent l’apprentissage.
Théorie de l’Auto-efficacité de Bandura (1997)

Je suis personnellement très inspiré par cette théorie car elle est simple à comprendre et à mettre en place lorsqu’on a les outils pour la développer.

Partage dans les commentaires un souvenir, en rapport avec les 4 composantes précédemment citées, qui t’a aidé à développer ta confiance.

Le modèle multidimensionnelle de confiance en Sport

Vealey et al. (2002) considère que la personnalité, les attentes  de l’athlète et le climat motivationnel donnent de l’importance à l’une ou l’autre des sources de confiance qui suivent :

  • le succès, sur des événements antérieurs similaires ou dans sa progression à l’entrainement,
  • le climat social, avec les partenaires, l’entrainement mais aussi les parents et ami(e)s hors entrainement
  • l’image de soi, qui correspond à la perception de l’athlète sur ses propres facultés sur le plan physique et mental

Selon Vealey, ces sources influencent les types de confiance à différents niveaux:

  • la gestion des pensées et de sa concentration,
  • La perception de l’amélioration de ses capacités physiques et des effets de l’entraînement,
  • La capacité à surmonter les épreuves.

 Ces derniers influencent l’affect, le comportement et les connaissances de l’athlète et par conséquent sa performance.

Toutefois, il faut prendre en considération l’impact des véritables capacités motrices de l’individu et également les éléments externes incontrôlables pour déterminer la performance.

Le modèle multidimensionnel de Confiance en Sport de Vealey et al. (2002)

Selon Vealey, grâce à mes réussites, à un environnement favorable et à la perception que j’ai de moi même, je développe ma confiance. Celle-ci a des effets sur ma capacité à affronter un événement, à m’améliorer physiquement et techniquement. Et également sur le plan mental, en pouvant me concentrer efficacement et orienter mes pensées.

Conclusion

INFORMATION IMPORTANTE

Les études sont formelles,

la réussite donne confiance en soi.

propos recueilli par Interview pas cher

Dans un premier temps, je veux crier: ÉVIDENCE !!!

Cependant, encore faut-il que tu sois capable de percevoir un succès, une réussite, qu’il soit réalisé à l’entrainement ou en compétition.

Pareil pour percevoir l’amélioration, il s’agit d’un point déterminant dans tes apprentissages et ton perfectionnement.

Un environnement favorable, traduit par un discours ambiant positif et des relations saines, entraîne également ce sentiment de confiance. Y compris avec toi-même, donc apprends à te connaitre (“qu’est ce que je pense de moi?, comment j’agis?, comment je réagis?) semble être un élément favorable.

Pour finir, la capacité à être présent émotionnellement favorise encore cette confiance. Accepte de vivre pleinement ce que tu ressens!

Comme tu le vois, il existe alors une multitude de sources de confiance. La question est souvent la suivante:

As-tu fait l’effort d’écouter, de voir, de ressentir, de constater tes progrès ou tes succès?

Bon, j’espère que je t’ai donné à réfléchir sur ta pratique.

Si l’article t’a plu, partage vite la publication sur tes réseaux.

A très bientôt

Bibliographie

Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. San Francisco, CA: Freeman.

Vealey, R.S., Knight, B.J., & Pappas, G. (2002, November 2). Self-confidence in sport : Conceptual and psychological advancement. Paper presented at the annual convention of the Association for the Advancement of Applied Sport Psychology, Tucson, AZ.

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